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La vérité c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer.
Le monde est trop petit, à huit ans, on en avait déjà dait dix fois le tour en business
class.
Je ne sais même pas pourquoi je viens souffrir ici.
Ce bordel institutionnel qui met l'amour en pièce.
Ici, on n'est rien pour personne.
Je ne suis rien pour lui.
Le bonheur, on ne peut que passer à côté,
Si tu m'avais aimée... ça ne pouvait pas suffire.
Et ta débauche ne leurre qu'un instant ton désespoir caché.
C'est un de ces maux qu'on ne peut pas guérir...
Ce n'est pas ta faute.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facticité des sentiments.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis caraçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je fuis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime psot-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau,du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
On cherche l'amour, on croit le trouver. Puis on retombe. De haut. Mieux vaut tomber que ne jamais s'élever ? Tu fais de ta vie un calvaire.
Que dire du bonheur ? Rien. Ca emmerde le monde. Le bonheur des uns fait le malheur des autres.
En mon coeur idiot, l'idiotie chante à gorge déployée.
Si les riches ne sont pas heureux, c'est que le bonheur n'existe pas.
L'humanité souffre. Et je souffre avec elle.
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